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La présence francophone au sein des conseils d’administration de grandes entreprises est-elle menacée ?

À peu près absents des grands conseils d’administration au cours de la première moitié du siècle dernier, en rattrapage accéléré mais chaotique durant les cinq dernières décennies, comment évoluera la présence francophone au sein des conseils canadiens ? De grandes institutions financières ne comptent maintenant plus aucun Québécois sur leur conseil ; par ailleurs, des entreprises québécoises deviennent des firmes globales et adoptent l’anglais comme langue d’échange au conseil.

Une quinzaine d’administrateurs chevronnés, témoins de ces changements au fil des ans (1960-2010) traiteront le 27 avril prochain des défis et enjeux de la gouvernance, de la diversité, en particulier de la présence francophone et féminine, au sein des conseils d’administration d’entreprises d’envergure au Québec et au Canada au cours des prochaines décennies.

Au terme de ces états–généraux de la gouvernance, le conférencier du déjeuner, M. Jacques Parizeau, ancien Premier ministre du Québec, traitera de l’évolution de la présence francophone dans les centres de décisions au Québec et au Canada de la Révolution tranquille à nos jours.

Ce colloque sur Les défis de la présence francophone au sein des conseils d’administration, se tiendra le mercredi 27 avril 2011 au Loews Hötel Vogue, au 1425, rue de la Montagne à Montréal.

L’Institut de la Gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP) propose ce colloque dans le cadre du 5e anniversaire de sa création.

« The place of women on board »

« In 2010, 14.4% of board members of the 100 largest Canadian publicly listed corporations were women. During the year 2010, roughly 7% of these board members were replaced and for one in five cases by a woman. (Source: Spencer, Stuart, Corporate Board Report, 2010).

Even to a patient, passive observer, it is clear that the rate of change for the participation of women on corporate boards is glacially slow. There are two ways of accelerating the rate of progress of women on board:

  • The French way, that is, by a law establishing quotas to be met by all publicly listed corporations (as well as large private companies!). In January 2011, the French government enacted a law obliging companies to meet a quota of 20% of women on their board by 2014 and 40% by 2017 (The percentage of women on the boards of the 120 most important French companies was 11.4% in 2010). Any appointment to the board of a company which contravenes these obligations when those quotas become effective will be declared void and null; board members will not receive any board meeting fees until the situation is corrected.
  • The British way, that is, set up a commission to come up with reasonable objectives and to urge, or shame, corporations into making firm commitments to specific targets within a given time-frame. Thus, in February 2011, a task force created by the British government and chaired by Lord Davies of Abersoch submitted its report calling on British corporations to set a firm target of 25% of women on their boards by 2015.(The percentage of women on the boards of targeted British corporations was 12.5% in 2010).

The first avenue runs the risk of triggering perceptions of affirmative action, a most damaging consequence for the whole effort of getting women to take a substantial place on boards. But the most troubling aspect of this issue is that a fundamental variable is never brought into the discussion: the turnover rate of board membership. The Spencer Stuart report for 2010 shows that there were some 87 new members out of 1150 members on boards of the 100 largest corporations, or a rate slightly above 7%. […] » Lire la suite

Mémoire de l’IGOPP sur le projet d’une commission fédérale des valeurs mobilières

En mai dernier, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a présenté son projet de loi visant à remplacer les 13 agences provinciales et territoriales par une commission pancanadienne. Il l’a immédiatement soumis à la Cour suprême pour un avis constitutionnel.

L’Institut a déposé son mémoire reflétant sa position à ce sujet. l’Institut souhaite attirer l’attention de la Cour sur l’absence de fondement factuel des prétentions relatives à l’efficacité et à l’efficience d’une réglementation centralisée des valeurs mobilières.

Ainsi, il n’existe aucune étude permettant de conclure que la communication entre les différents bureaux d’un régulateur fédéral serait plus efficace que la communication entre les régulateurs provinciaux existants dans le cadre du régime de passeport et des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

En tant qu’Institut voué à la recherche et à la diffusion du savoir sur la gouvernance, l’IGOPP estime que la Cour devrait répondre à la question qui lui est posée en se fondant sur les principes modernes de gouvernance des organisations et organismes complexes et en adoptant une méthodologie fondée sur les résultats de la recherche (« evidence-based ») plutôt que sur des suppositions ou des conjectures concernant les mérites de la centralisation.

Projet d’une commission fédérale des valeurs mobilières

En mai dernier, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a présenté son projet de loi visant à remplacer les 13 agences provinciales et territoriales par une commission pancanadienne. Il l’a immédiatement soumis à la Cour suprême pour un avis constitutionnel.

L’Institut a déposé son mémoire reflétant sa position à ce sujet. l’Institut souhaite attirer l’attention de la Cour sur l’absence de fondement factuel des prétentions relatives à l’efficacité et à l’efficience d’une réglementation centralisée des valeurs mobilières.

Ainsi, il n’existe aucune étude permettant de conclure que la communication entre les différents bureaux d’un régulateur fédéral serait plus efficace que la communication entre les régulateurs provinciaux existants dans le cadre du régime de passeport et des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

En tant qu’Institut voué à la recherche et à la diffusion du savoir sur la gouvernance, l’IGOPP estime que la Cour devrait répondre à la question qui lui est posée en se fondant sur les principes modernes de gouvernance des organisations et organismes complexes et en adoptant une méthodologie fondée sur les résultats de la recherche (« evidence-based ») plutôt que sur des suppositions ou des conjectures concernant les mérites de la centralisation.

L’IGOPP présente un mémoire sur le projet de loi 127

Dans le cadre de la Commission de la santé et des services sociaux, l’IGOPP a présenté, le 14 mars dernier, ses recommandations pour bonifier le projet de loi no 127 – loi visant à améliorer la gestion du réseau de la santé et des services sociaux.

L’IGOPP appuie plusieurs éléments contenus dans ce projet de loi, qui sont en cohérence avec les recommandations de son rapport sur la gouvernance des établissements de santé et des services sociaux du Québec publié en 2008.

Néanmoins, l’IGOPP considère que les quatre aspects suivants du projet de loi auraient avantage à être modifiés afin de doter le réseau d’une gouvernance améliorée :

  • les orientations stratégiques, les priorités et l’organisation des services (articles 30, 31 et 39)
  • la reddition de comptes et le rapport annuel (art. 25 et 42)
  • la nomination et l’évaluation du directeur général (art. 43, 44 et 65)
  • la formation des membres du CA (art. 69)

Le projet de loi 127: Commission de la santé et des services sociaux

Dans le cadre de la Commission de la santé et des services sociaux, l’IGOPP a présenté, le 14 mars dernier, ses recommandations pour bonifier le projet de loi no 127 – loi visant à améliorer la gestion du réseau de la santé et des services sociaux.

L’IGOPP appuie plusieurs éléments contenus dans ce projet de loi, qui sont en cohérence avec les recommandations de son rapport sur la gouvernance des établissements de santé et des services sociaux du Québec publié en 2008.

Néanmoins, l’IGOPP considère que les quatre aspects suivants du projet de loi auraient avantage à être modifiés afin de doter le réseau d’une gouvernance améliorée :

  • les orientations stratégiques, les priorités et l’organisation des services (articles 30, 31 et 39)
  • la reddition de comptes et le rapport annuel (art. 25 et 42)
  • la nomination et l’évaluation du directeur général (art. 43, 44 et 65)
  • la formation des membres du CA (art. 69)

Propos de gouvernance…

Cet ouvrage rassemble un certain nombre d’articles, chroniques et commentaires publiés aux cours des cinq dernières années au gré des évènements et des circonstances. Ces textes sont brefs, c’est la loi du genre, et portent en grande partie sur des enjeux de gouvernance ou de statégie d’entreprise. Ils parurent dans les quotidiens La Presse, Le Devoir, National Post, The Montreal Gazette ainsi que dans l’hebdomadaire Les affaires et le magazine Forces.

Ces textes, pris dans leur ensemble, esquissent une vision, une conception, du rôle de la gouvernance dans les organisations privées et publiques dans nos sociétés modernes.

Les femmes aux conseils d’administration

(Ce texte est tiré du rapport d’un Groupe de travail de l’IGOPP intitulé «Pour faire bouger les choses». Le Groupe de travail était composé de Mme. Monique Lefebvre (présidente), Mme. Paule Doré, Mme. Hélène Desmarais, Mme. Guylaine Saucier et de Messieurs Andrew Molson, Robert Parizeau et Yvan Allaire.

Les raisons, naguère plausibles, pour expliquer la faible, très faible, participation féminine aux conseils d’administration des sociétés canadiennes se sont estompées et apparaissent maintenant comme des excuses et des faux-fuyants.

Une fois avérée l’hypothèse selon laquelle l’intelligence, l’intégrité et l’indépendance d’esprit sont également réparties entre hommes et femmes, une question reste en suspens: comment corriger efficacement cette situation résultant bien souvent d’une appréciation insuffisante de la valeur d’une plus grande diversité dans la composition du conseil.

Nous voulons ici insister sur deux aspects de cet enjeu:

1. L’objectif d’assurer une forte présence des femmes aux conseils d’administration est une question d’équité et de principe!

Cet objectif n’a pas à être validé par des études empiriques qui démontreraient, au mieux, une corrélation entre le taux de participation des femmes au conseil et une performance économique supérieure chez les entreprises. Or, certains protagonistes d’une plus grande participation des femmes au conseil insistent pour appuyer leur revendication sur un tel argument.

Cet argument nous semble inapproprié et oiseux. D’abord, les études de cette nature sont toujours controversées, sujettes à de sérieuses réserves méthodologiques et conceptuelles. La performance économique des entreprises est le résultat de multiples facteurs rendant difficile d’isoler l’influence d’un facteur en particulier. Puis, qu’arriverait-il si une étude bien faite (aussi bien que les autres) concluait que la participation accrue de femmes au conseil mène à une performance inférieure? Devrait-on rebrousser chemin et arrêter la progression de la participation féminine aux conseils?

2 . Cet objectif sera-t-il mieux atteint par des mesures législatives ou par une approche incitative?

Signe des temps, au cours des mois de janvier 2011, la France adoptait une loi pour imposer aux entreprises françaises (cotées en bourse ou non!) un quota de 20% de femmes à leurs conseils d’administration et de surveillance en 2014 et de 40% en 2017. La loi prévoit des sanctions:

  • toute nomination au conseil qui contrevient aux proportions fixées par la loi est nulle;
  • tant que la composition du conseil d’une société n’est pas conforme à la loi, celle-ci ne peut verser de jetons de présence aux membres du conseil.

En février 2011, un groupe de travail sur la place des femmes aux conseils d’administration, créé par le gouvernement britannique, remettait un rapport («Women on Board», présidé par Lord Davies of Abersoch, CBE) proposant une démarche incitative et volontaire. Les entreprises cotées en bourse devraient se donner comme objectif d’atteindre au moins 25% de femmes à leurs conseils d’ici 2015 et faire rapport des progrès accomplis et des mesures prises pour atteindre cet objectif. (La proportion des femmes aux conseils des entreprises britanniques visées était de 12,5% en 2010). Voici donc deux façons radicalement différentes d’atteindre un même objectif. Laquelle convient le mieux au Canada?

Si le législateur fixe des quotas à atteindre selon un échéancier trop serré, alors les entreprises doivent procéder au recrutement massif de membres féminins pour leurs conseils, quels que soient les profils d’expérience et de compétence recherchés, ce qui peut susciter une perception néfaste de discrimination positive. Il serait dommageable pour la progression des femmes aux conseils d’administration que des parties prenantes en arrivent à croire qu’une administratrice a été nommée en raison de son genre plutôt que pour ses qualités personnelles. Un échéancier serré obligerait possiblement les entreprises à demander la démission d’administrateurs pourtant compétents pour faire la place aux nouveaux membres féminins.

Si le législateur, influencé par les représentations des parties les plus affectées, se montre “compréhensif” et fixe des objectifs à atteindre selon un échéancier très différé, alors il accorde un répit aux sociétés qui auraient pu faire progresser plus rapidement la participation des femmes à leur conseil. Ce type d’intervention législative risque d’être adapté aux situations des entreprises les plus retardataires.

C’est pourquoi, à ce moment-ci, l’IGOPP a proposé une démarche incitative ayant comme objectif d’atteindre un seuil de 40% de femmes aux conseils.

En 2010, on comptait 166 femmes siégeant aux conseils des 100 plus grandes sociétés canadiennes cotées en bourse; elles représentaient 14,43% des 1 150 membres de ces conseils (Spencer, Stuart, 2010). Pour atteindre un seuil de 40% de participation féminine, ces sociétés devraient nommer 294 femmes de plus à leurs conseils.

Les entreprises doivent s’engager à atteindre cet objectif de 40% de femmes à leur conseil d’administration selon un échéancier adapté à leur situation mais comportant des objectifs précis à atteindre au cours des trois et cinq prochaines années. Cet enjeu soulève la question du taux de roulement des administrateurs. Les sociétés cotées en bourse devront revoir leurs règles quant au terme maximal pour leurs administrateurs ainsi que leur démarche d’évaluation des membres du conseil. Une société ne peut établir un objectif raisonnable sans une estimation du nombre de vacances probables au cours des prochaines années. Le rapport annuel de l’entreprise devrait faire état de ces objectifs, des stratégies adoptées pour hausser le nombre de femmes siégeant au conseil ainsi que des progrès accomplis au cours de l’année écoulée.

Cette approche incitative comporte une obligation de résultats et un engagement ferme de la part des entreprises d’accélérer la progression du nombre de femmes siégeant à leurs conseils. Si les dirigeants de ces sociétés font la sourde oreille, ne reconnaissent pas qu’un principe d’équité est en jeu, continuent de se cacher derrière des faux-fuyants, alors le recours à la loi deviendra inévitable.

 

« After the meltdown »

« The financial crisis of 2007-08 has generated new rules, regulations and guidelines to cope with the flaws and faults of the international financial system. What kind of regulatory context is likely to evolve from this massive effort? Will it be sufficient to prevent the next bubble and crisis? Or is this only a political operation to placate an angry population? Clearly, the sum total of new rules and regulations once fully implemented would prevent a crisis of the same form and nature as the last one. But will it prevent the next one? That is the question.

La crise financière de 2007-2008 a produit quantité de nouvelles règles, réglementations et lignes directrices visant à contenir les excès et anomalies du système financier international. Quel environnement réglementaire naîtra de tous ces efforts ? Suffira-t-il à prévenir la prochaine bulle spéculative ? N’assiste-t-on pas plutôt à une manoeuvre politique d’apaisement des citoyens ? Certes, la pleine application de ces mesures préviendrait une crise de même forme et de même nature. Mais à quoi ressemblera la prochaine ? Voilà la question…  »

[…] Lire la suite

« No one (in Ottawa) would listen! »

« Of all the convoluted arguments marshaled to support the case for a centralized, national securities commission, none is more shop-worn than pointing to the shining example of the American Securities and Exchange Commission (SEC).

Clearly, it is asserted with a booming voice, modern financial markets require tightly coordinated regulations and enforcement, which only a single, centralized agency can provide. Canada, they continue, is sadly unique in the world with its Province-based and decentralized regulatory system. Canada is also a rare country to have weathered the financial hurricane of 2008 relatively unscathed!

Superior coordination and enforcement??

If anyone persists in claiming superior virtues for a centralized regulatory system à la SEC, let them read (actually force them to read) Harry Markopolos’s true financial thriller “No one would listen” (Wiley, 2010). Markopolos is, of course, the whistle-blower who vainly tried to get the SEC to investigate Bernie Madoff from 2000 until the eventual collapse of his Ponzi scheme in December 2008 as a result not of any action taken by the SEC but of the stock market crash.

Markopolos tells a frightening tale of incompetence, indifference and arrogance at the SEC. What’s most relevant to our federal attempt to install a centralized regulator with regional offices is the impotence and frustration of the SEC’s Boston office, to which Markopolos reported his findings on Madoff’s scheme.

Markopolos writes: “The New England region extended south only as far as Greenwich, Connecticut. Even if [the Boston office] had wanted to, it would not have been permitted to send an investigative team into New York City. Once you crossed into New York State, you had to deal with the New York regional office. And […] the two offices were extremely competitive; there was not a lot of respect in either office for the other one. […] the chances of the New York office warmly embracing a case handed to them by the Boston office were somewhat limited”

So much for the benefits of superior coordination and seamless operations that will flow naturally from a centralized Canadian securities commission!

Anyone who has studied organizations knows that branches, regional offices, divisions of the same organization are not more likely to cooperate with each other than with outside entities.

Indeed, a study sponsored by the Hockin Expert Panel to assess the causes of the ABCP issue and whether a centralized regulatory system would have prevented the problem states: The ABCP crisis turns out to be a poor test with respect to arguments in favor of greater consolidation of regulatory responsibility… The case for consolidation would be strengthened if there is evidence that communication between different parts of a single agency proves more effective than communication among agencies. (Chant, 2008, p.46) […] » Lire la suite

L’IGOPP au Sommet de Davos 2011

Dans un document présenté au Global Council on the role of business in the 21st century du World Economic Forum, le président du conseil de l’IGOPP, le professeur Yvan Allaire, formule des recommandations pour modifier radicalement le fonctionnement du système économique

Le président du conseil d’administration de l’IGOPP, le professeur Yvan Allaire, participera au Sommet de Davos, du 26 au 30 janvier 2011, à l’invitation du World Economic Forum (WEF).

Dans un document présenté au Global Council on the Role of Business in the 21st century du World Economic Forum, le professeur Allaire, formule des recommandations pour modifier radicalement le fonctionnement du système économique.

Ces propositions feront l’objet de discussions au sommet de Davos au sein du Global Council composé de 16 leaders mondiaux du monde des affaires américain, européen et asiatique ainsi que des milieux universitaires.

Le Sommet de Davos accueille chaque année les personnes les plus influentes de la planète et permet de rassembler le monde des affaires, de la politique, des médias et des sciences.

L’américanisation de la rémunération des dirigeants canadiens

Tiré en partie de A Capitalism of Owners, par Yvan Allaire et Mihaela Firsirotu (IGOPP, décembre 2011) et Black Markets and Business Blues, (FI Press, 2009)

La publication récente par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) d’un rapport sur la rémunération des 100 chefs d’entreprise les mieux payés au Canada a suscité de vives réactions. Cette « élite » canadienne aurait reçu en 2010 une rémunération moyenne de $8,38 million, une augmentation de 27% sur la rémunération de $6.6 million reçue en 2009. Cette « élite » reçoit en moyenne quelque 189 fois ce que gagne le salarié moyen canadien, alors qu’en 1998, ce rapport n’était que de 100 fois.

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« The enhanced regulation of financial markets:

« To stifle financial speculation and ban the shenanigans that brought on the devastating stock market crash of 1929, the U.S. Congress enacted a series of measures to save a moribund capitalist system. The Glass-Steagall Act of 1934, in barely 53 pages, mandated a new regulatory framework for banks and other financial institutions in the United States.

Under intense popular pressure countervailed by equally intense and effective lobbying, the US Congress finally adopted in July 2010 the Dodd-Frank Act as a putative response to the financial collapse the world experienced in the fall of 2008. In its draft form, the Act ran to some 2,315 pages; in its final official version (in eight-point types), the Dodd-Frank Act takes 848 pages to mandate a new set of rules for the U.S. financial system!

A 53-page Act in 1934 versus an 848-page one in 2010 is a good indicator of the intricacy and complexity of financial markets in our time. But the act is only the tip of a new U.S. regulatory iceberg. The Dodd-Frank Act heaps upon U.S. regulatory agencies dozens of unresolved issues with instructions for them to bring forth policies and rules to cope with these issues at a specified later date. In this manner, the U.S. regulation of the financial system is at best a work in progress with an uncertain final shape.

The Financial Stability Board (FSB), an off-shoot of the G20 set up to give substance to financial reform, coordinate and monitor its implementation, has also issued its own voluminous documentation and multiple recommendations. Indeed, all G20 nations have committed to implement, in a coordinated manner between now and the end of 2012, regulatory or supervisory frameworks along the lines of the FSB recommendations.

The Bank for International Settlements (BIS) and its Basel III Committee for Bank Supervision have also proposed an elaborate set of measures to strengthen the international banking system and improve its resilience and resistance to violent financial storms. The FSB and the BIS have a close working relationship.

The European Union (EU) Commission has also produced an abundance of policy papers and proposals on these issues, which, in several instances, go beyond the recommendations of the FSB. The financial crisis, it seems, provided the EU Commission with an opportunity to take on new powers and to assert its authority over national regulatory bodies.

The International Organization of Securities Commissions (IOSCO) has also issued a number of policy papers on key aspects of the financial system.

Although sound policies and some measure of luck have shielded it from the financial debacle of 2007-2008, Canada, as a member of the G20, as an active participant on the FSB and on the Basel III Committee, must implement in some fashion the policy recommendations and regulations coming out of these bodies.

Of course, Canadian banks, along with all banks in developed economies, will have to abide by the Basel III stipulations, under the watchful supervision of the Office of the Superintendent of Financial Institutions (OSFI).

This article aims at providing an overview of what these long and complex policy documents aim to achieve. It assesses the adequacy of this regulatory response to the causes of the systemic crisis of 2007-2008». […] Lire la suite

« The tired and tiresome arguments for a national securities commission »

« In the Globe and Mail of December 1st, Mr. Monahan states boldly, peremptorily, that “The policy case for a single national regulator is surely overwhelming”. But it is not, far from it.

His first argument, if that is what it is, has to do with the issuance of shares in all parts of Canada. Mr. Monahan seems to imply that an issuer in Canada has the burden of dealing with 13 securities commissions. Has he heard of the passport system whereby filing with the securities commission of the province where the company is domiciled is equivalent to filing with all jurisdictions? Of course, the system would work even better if Ontario agreed to participate fully, but some arrangements are in place to minimize the cost and impact of Ontario’s limited participation in the passport system.

A second, related, point has become the favourite cliché in this debate. Other countries have a single regulator; Canada still suffers from a fragmented system and, thus, is not well represented in international forums such as the International Organization of Securities Commissions (IOSCO). This is “embarrassing” to Mr. Monahan.

Has he   heard of the Canadian Securities Administrators (CSA), an effective body where national policies are reviewed, discussed, and adopted? At IOSCO, Canada has two voices (Quebec and Ontario) but a single position, adopted at the CSA and defended as a Canadian position. Indeed, Quebec even sits on the executive committee of IOSCO. Does he think that, with a “national” commission, some super federal civil servant”, head of this commission, could take policy positions at international forums in the name of Canada without extensive consultation with “regional” stakeholders? The CSA does that more effectively.

Because shares are traded across Canadian provincial boundaries, Mr. Monahan claims that a central, national, commission is required. Then, let’s be consistent; because shares are traded in large volumes across national boundaries, Mr. Monahan should argue for a single international securities commission, located in London or Berlin or Hong Kong. Why not call immediately for a single securities commission for the 27 countries of the European Union instead of the European Securities Committee (ESC), the equivalent of our CSA? Brussels commissars would applaud loudly this suggestion. IOSCO and ESC, coordinating mechanisms for national commissions, seems quite capable of doing at the vast international level what, in Mr. Monahan’s view, CSA cannot do for Canada.

With this Canadian arrangement made up of a passport system and a CSA as a coordinating mechanism, we have the best of all possible worlds: an efficient, cost-effective system, sensitive to regional differences and needs, adapting swiftly to emerging issues, articulating and defending Canada’s position with a single voice in international forums.

The fact is that Canada is respected and given high marks by all international organizations (the OECD, the World Bank, the World Economic Forum) which assess countries for the effectiveness of their securities system, their corporate governance and the protection of minority shareholders. The fact that Canada outclasses most countries with centralized securities commissions or matches the best of them does not give pause to proponents of the “national” commission. The fact is that Canada has weathered the worst financial crisis in 80 years with little damage. Who can say the same for countries with wonderfully centralized securities commissions?

Some people in and around Ottawa want to repair a system that isn’t broken. »

« Governance at Maple Leaf Foods »

« Being subjected to a lesson in governance by a hedge fund, as the Maple Leaf Foods Corporation has to endure, is somewhat akin to being lectured on abstinence and modesty by the residents of the Mustang Ranch bordello in Nevada.

Hedge funds, more appropriately called “speculative funds” in most cases, have resisted all efforts of regulators to shed some light on their murky operations; by the standards imposed on public corporations, their governance ranges from poor to non-existent; investors, who risk their money on their adventures, get to sit, not on a board of directors, but merely on “advisory committees”.

Whenever a private equity/hedge fund decides to become listed on a stock exchange, as Blackstone and KKR have done, they grab on a loophole, becoming publicly listed limited partnerships, which shields them from most governance obligations imposed on other corporations, including the requirement of a board made up of a majority of independent directors!

Hedge funds demand egregious fees for questionable performances (see Dickey, I.D. and G. Yu (2010); Ibbotson, R.G. et al. (2010)). Their general partners make unconscionable amounts of money, yet cast a critical eye on executive compensation ». […] Lire la suite