2 juin 2020

Rémunération à la CDPQ : des reports, mais des paiements demeurent

Julien Arsenault | La Presse

Certains des hauts dirigeants de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ont reporté une partie de leur rémunération dans le contexte de la COVID-19, mais trois d’entre eux, dont l’actuel président et chef de la direction Charles Émond, ont tout de même pu toucher divers paiements compensatoires l’an dernier.

En ce qui a trait à 2019, ces sommes totalisent près de 2,3 millions, peut-on constater dans le rapport annuel du bas de laine des Québécois qui fait le point sur l’année terminée le 31 décembre dernier et qui a été déposé mardi à l’Assemblée nationale, soit plus tard qu’à l’habitude en raison de la pandémie.

Ensemble, les six principaux dirigeants de la Caisse ont vu leur rémunération globale, qui tient compte du salaire de base, des primes et autres avantages, s’établir à 18,35 millions — une somme qui ne tient toutefois pas compte des paiements supplémentaires.

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Après avoir livré un rendement de 10,4 % l’an dernier — inférieur à son indice de référence établi à 11,9 % — dans un contexte de poussée des marchés boursiers, la Caisse, à l’instar des autres investisseurs, se retrouve dans un environnement beaucoup plus volatile en raison de la pandémie.

« Ce qui frappe, c’est la vitesse et l’ampleur des mouvements récents, souligne M. Émond, dans son message qui accompagne le rapport. C’est aussi à quel point les années 2020 et 2019 seront aux antipodes. »

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Dans un entretien téléphonique, le président exécutif conseil d’administration de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP), Yvan Allaire, a fait remarquer que ces sommes versées parallèlement aux émoluments étaient monnaie courante dans le secteur privé.

« Il y a peu de sociétés comme la Caisse qui ont des hauts dirigeants en poste à l’étranger, mais s’il y en avait dans d’autres sociétés d’État, je présume qu’on aurait des arrangements de cette nature », a-t-il dit.

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