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	<title>IGOPPSièges sociaux &#8211; IGOPP</title>
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		<title>Vente d’Exceldor : aux membres de se prononcer</title>
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		<pubDate>Fri, 23 May 2025 19:53:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le sort de la convention de vente des actifs conclue entre Exceldor et la société ontarienne Aliments Sofina est désormais entre les mains des quelque 330 éleveurs de volailles membres de la coopérative, qui devront approuver ou non la transaction lors d’un vote prévu le 5 juin. Alexandra Langelier, vice-présidente exécutive à l’Institut sur la gouvernance d’organisations [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[

Le sort de la convention de vente des actifs conclue entre Exceldor et la société ontarienne Aliments Sofina est désormais entre les mains des quelque 330 éleveurs de volailles membres de la coopérative, qui devront approuver ou non la transaction lors d’un vote prévu le 5 juin.





Alexandra Langelier, vice-présidente exécutive à l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, explique que dans un modèle coopératif comme celui d’Exceldor, ce sont effectivement les membres qui ont le dernier mot par rapport à une telle transaction. « C’est aussi l’occasion pour eux de poser l’ensemble des questions. Ils vont peut-être vouloir s’assurer qu’il y aura une continuité de service, que les emplois seront préservés et dans quelle mesure, pour combien de temps, afin de s’assurer qu’il y aura toujours un marché potentiel et qu’ils pourront continuer à opérer. Ils peuvent poser ces questions-là avant de voter, et ils peuvent même, s’ils ne sont pas en accord avec cette proposition-là, retourner travailler dans l’accord, essayer de trouver ou d’obtenir, par exemple, plus de garanties avant de revenir en assemblée pour voter à nouveau », explique-t-elle. 




Les différents termes que contiendra cette entente permettront ainsi de mieux mesurer les effets de cette transaction sur les activités de transformation de volailles au Québec.




Bien entendu, si la transaction se concrétise, les membres de la coopérative Exceldor perdront leur pouvoir décisionnel dans les activités de transformation, « à moins que la nouvelle entente prévoie qu’ils deviennent actionnaires [de la société Sofina] », spécifie Mme Langelier.




Lire la suite [1]



[1] https://www.laterre.ca/productions/volailles/vente-dexceldor-aux-membres-de-se-prononcer/]]></content>
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		<title>Terminal de Porter Airlines et zone d’innovation : des craintes financières</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 20:51:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Coalition Halte-Air Saint-Hubert n’a pas partagé l’enthousiasme du milieu politique et des affaires lors du dévoilement de la zone d’innovation dont Longueuil fait partie. Les difficultés financières que vit le milieu de l’aviation suscite à ses yeux de «gros doutes» sur la viabilité du projet sur a Rive-Sud, d’autant plus que de l’argent public est impliqué. [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[La Coalition Halte-Air Saint-Hubert n’a pas partagé l’enthousiasme du milieu politique et des affaires lors du dévoilement de la zone d’innovation dont Longueuil fait partie.  [1]Les difficultés financières que vit le milieu de l’aviation suscite à ses yeux de «gros doutes» sur la viabilité du projet sur a Rive-Sud, d’autant plus que de l’argent public est impliqué.

Rappelons que la zone d’innovation regroupe les pôles Longueuil, Saint-Laurent et Mirabel. Lors de son dévoilement en mai 2024, plusieurs investissements ont été annoncés, assortis d’un soutien financier de 85 M$ de Québec. Le secteur de l’aéroport à Saint-Hubert deviendra un «aérocampus» [2], une sorte de foisonnement entre les écoles et les entreprises en aérospatiale.

«Le cœur de l’annonce, c’est l’arrivée de Boeing, qui investit 240 M$ [dans l’ensemble de la zone d’innovation]. Mais tout le monde ne voit pas son arrivée d’un très bon œil. Bombardier parle de mise en danger de l’écosystème de l’aéronautique à Montréal, expose professeur Julien Keller, de la Coalition. C’est une entreprise qui va mal, qui a perdu 50% de sa valeur sur marché.»

Rappelons que Boeing avait obtenu en novembre un contrat de 5,4 G$ pour la livraison d’aéronefs qui remplaceront les avions de surveillance de l’Aviation royale canadienne.

Sur le plan local, Boeing a aussi annoncé, en collaboration avec Héroux Devtek, injecter 35 M $ pour des travaux de recherche et développement sur les trains d’atterrissage.

La Coalition s’inquiète d’ailleurs du sort d’Héroux Devtek. En juillet dernier, le fabricant basé à Longueuil a été acquis par Platinum Equity, une société de capital-investissement établie aux États-Unis. [3] Une transaction de 1,35 G$.

«Il a été racheté par un fonds américain, sans que le ministre de l’époque, Pierre Fitzgibbon, ne bouge le petit doigt. On a un fleuron racheté par un fonds qui n’a aucune stratégie en aéronautique. La spécialité de Platinum Equity, c’est d’acheter des entreprises qui vont bien, et les revendre en les dépeçant, avance M. Keller. C’est une mauvaise nouvelle pour Longueuil.»

Dans un article de Radio-Canada publié en juillet dernier, [4] François Dauphin, président-directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, expose qu’«un fonds comme celui-là a des intérêts à plus ou moins moyen terme. [Il] a fait 450 acquisitions en une vingtaine d’années, mais son portefeuille est constitué d’environ 50 entreprises. Manifestement, il y a des ventes qui se font au fil des années, il y a un roulement.»

Dans ce même article, le directeur de l'Observatoire international de l'aéronautique et de l'aviation civile de l'UQAM de Mehran Ebrahimi soutenait que c’est une «stratégie de rendement sur l’investissement le plus rapidement possible et de façon maximale» qui motive Platinum Equity. «Si l'intérêt à long terme d'Héroux-Devtek et l’intérêt canadien et québécois dans l’aérospatiale vont à l’encontre de ce fonds d’investissement-là, que pensez-vous que les dirigeants vont prioriser?» questionne-t-il.

Sur le sort d’Héroux Devtek, «nous n’avons aucune crainte», répond Simon-Pierre Diamond, chez MET.  Il insiste sur le lancement du «concept unique au monde» d’aéroport-universitaire. «Notre laboratoire nommé le LIA – Living Lab d’innovation aérospatiale est grandement sollicité et nous pouvons être optimistes pour son développement.»

Lire la suite [5]

[1] https://www.lecourrierdusud.ca/longueuil-designee-zone-dinnovation-en-aerospatiale/
[2] https://www.lecourrierdusud.ca/bienvenu-dans-laerocampus-de-longueuil/
[3] https://www.lecourrierdusud.ca/avec-la-benediction-de-la-cpdq-heroux-devtek-achete-par-un-fonds-dinvestissement-americain/
[4] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2087958/vente-heroux-devtek-aerospatiale-quebec
[5] https://www.lecourrierdusud.ca/terminal-de-porter-airlines-et-zone-dinnovation-des-craintes-financieres/?utm_medium=email&#38;utm_content=zN3u7koEDUHPNZrARcz0m67x7dZAZfLEemXn8qmZ2dt_kgBQAXJ4YcHx49k9syZy]]></content>
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		<title>Est-il encore possible de s’inscrire en Bourse ?</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 15:08:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si de nombreuses entreprises québécoises sont devenues des modèles de croissance grâce à l’avènement du régime d’épargne-actions (REA) au début des années 1980, les entreprises d’aujourd’hui affichent une réticence bien réelle à chercher à se financer par l’entremise du marché public. La Bourse, qui a été un puissant levier dans la création et l’expansion de nos [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Si de nombreuses entreprises québécoises sont devenues des modèles de croissance grâce à l’avènement du régime d’épargne-actions (REA) au début des années 1980, les entreprises d’aujourd’hui affichent une réticence bien réelle à chercher à se financer par l’entremise du marché public. La Bourse, qui a été un puissant levier dans la création et l’expansion de nos fleurons québécois, a de moins en moins la cote auprès des entrepreneurs.
CGI, Couche-Tard, Metro, Lassonde, WSP, voilà autant d’entreprises qui ont su s’imposer tant sur la scène locale qu’à l’extérieur du Québec grâce notamment à la grande facilité avec laquelle elles pouvaient financer leur stratégie d’expansion par l’émission de nouvelles actions.
Elles ont su profiter avantageusement du régime d’épargne-actions pour réaliser un premier appel public à l’épargne et connaître par la suite une croissance fulgurante.
Le REA a été créé au début des années 1980 par le ministre des Finances du Parti québécois Jacques Parizeau, qui avait constaté combien les entrepreneurs du Québec avaient de la difficulté à financer correctement leurs entreprises alors qu’on sortait tout juste de l’époque où les taux d’intérêt avaient atteint la marque des 22 %.
Dans les faits, l’objectif était double : mieux capitaliser les entreprises et augmenter l’actionnariat auprès des épargnants québécois qui étaient sous-investis en Bourse par rapport aux épargnants canadiens.
Pour répondre à la sous-capitalisation des entreprises québécoises, Québec a donc permis aux épargnants-investisseurs d’obtenir une déduction fiscale qui allait de 50 % pour l’achat de titres de grandes sociétés à 100 % pour des titres de moyenne capitalisation et à 150 % pour l’achat d’actions de petites entreprises émergentes.
Le résultat a été assez probant, puisque de 1983 à 1987 – année d’un spectaculaire krach boursier –, le REA a permis à 250 sociétés québécoises d’aller chercher des capitaux sur le marché boursier.
Dix ans plus tard, 15 de ces entreprises avaient été emportées par la faillite, 90 avaient été achetées ou fusionnées et, enfin, 150 ont continué d’exister, dont plusieurs, telles que Québecor, Cogeco ou Transcontinental, sont devenues les fleurons que l’on connaît.
[...]

L’institutionnalisation de l’épargne
L’an dernier, un seul premier appel public à l’épargne (PAPE) pour l’ensemble du Canada a été fait à la Bourse de Toronto, nous a rappelé l’Institut sur la gouvernance (IGOPP) dans une étude assez éloquente publiée en juillet sur le déclin de l’attrait du marché public.
Il y a eu des premiers appels publics à l’épargne à la Bourse de croissance et de nombreuses entreprises se sont inscrites à la cote par l’entremise d’une société d’acquisition à vocation spécifique, mais les PAPE se raréfient de façon inquiétante.
Une situation qui n’échappe pas à Luc Bertrand, président du conseil du Groupe TMX, qui possède la Bourse de Toronto, la Bourse de croissance TSX, la Fiducie TSX, la Bourse de Montréal et la Bourse Alpha TSX.
Comme plusieurs PDG de grandes entreprises canadiennes dont les actions sont inscrites à la Bourse de Toronto, Luc Bertrand déplore le désistement des grands investisseurs institutionnels comme les grandes caisses de retraite canadiennes, qui préfèrent détenir massivement des actions étrangères dans leur portefeuille de placements plutôt que des actions canadiennes.
Les caisses de retraite canadiennes détiennent aujourd’hui moins de 4 % d’actions canadiennes dans leur portefeuille global, alors que ce pourcentage était de l’ordre de 28 % au début des années 2000…


Lire la suite [1]

[1] https://igopp.org/wp-content/uploads/2024/10/EST-IL1.pdf]]></content>
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		<title>La montée en puissance des fonds privés</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 14:43:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[[&#8230;] Les firmes d’investissement privées se sont multipliées au cours des dernières décennies. Dans un créneau en plein essor, elles se sont retrouvées de plus en plus engagées dans des transactions impliquant des entreprises. Cette tendance comporte de bons et de moins bons côtés. Quelque 625 transactions impliquant ces fonds et des entités présentes dans [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[[...]

Les firmes d’investissement privées se sont multipliées au cours des dernières décennies. Dans un créneau en plein essor, elles se sont retrouvées de plus en plus engagées dans des transactions impliquant des entreprises. Cette tendance comporte de bons et de moins bons côtés.

Quelque 625 transactions impliquant ces fonds et des entités présentes dans le créneau du placement privé – comme la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité FTQ et Desjardins Capital – ont été recensées au pays, selon le plus récent rapport de l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement.

Près de 10 milliards ont été déployés dans le cadre de ces opérations. Le Québec a été le théâtre de 344 transactions, selon le rapport. C’est la province où il y a eu le plus d’activité, d’après l’association.

[...]

Pas longtemps

Ces investisseurs finissent cependant par quitter le navire – généralement dans un horizon d’environ cinq ans. Dans le cas de Novacap, sa sortie chez Plusgrade avait été annoncée en mars dernier, lorsque General Atlantic a pris le contrôle de la jeune pousse montréalaise. Ce chapitre aura duré moins de trois ans.

Selon le Globe and Mail, ce fonds new-yorkais aurait payé plus de 1 milliard pour racheter Plusgrade ainsi qu’une partie des actions de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui restait néanmoins à bord.

Ces scénarios sont inévitables, reconnaît M. Harris, qui relate un moment marquant d’un évènement organisé par l’un de ses premiers partenaires privés.

« L’un des partenaires de la firme monte sur scène pour prononcer un discours et dit : “C’est génial de tous vous voir ici, nous allons tous nous divorcer un de ces quatre, j’espère que ça sera en bons termes”, raconte l’entrepreneur. Tout le monde était un peu sous le choc dans la salle, mais c’était vrai. »

Ce va-et-vient des fonds privés dans l’actionnariat d’entreprises provoque aussi des changements de contrôle. Dans le cas de Plusgrade, l’entreprise a connu une forte croissance ces dernières années et son siège social se trouve toujours à Montréal, mais son actionnaire principal est américain. La sortie de Novacap a réduit la présence québécoise au sein du groupe de propriétaires.

L’abondance de capital privé émanant des firmes est aussi à l’origine d’un désintérêt des entrepreneurs envers les marchés boursiers, d’après une étude publiée en juillet dernier par l’Institut sur la gouvernance d’organisations publiques et privées.

En 2023, il n’y avait eu qu’un premier appel public à l’épargne à la Bourse de Toronto (TSX) – Lithium Royalty Corp. –, selon le document. Depuis le début de l’année, on n’en recense aucun sur Bay Street.

Lire la suite [1]

[1] https://igopp.org/wp-content/uploads/2024/10/La-montée-en-puissance-des-fonds-privés-_-La-Presse_Octobre-2024.pdf]]></content>
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		<title>La migration floridienne de Saputo</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 16:25:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Saputo prend goût à la Floride : la quasi-totalité de sa haute direction habite désormais l’État du Soleil et y travaille. Un constat qui survient alors que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) vient de hausser sa mise dans la multinationale, qu’elle qualifie d’« entreprise québécoise de premier plan ». À l’exception du chef de [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Saputo prend goût à la Floride : la quasi-totalité de sa haute direction habite désormais l’État du Soleil et y travaille. Un constat qui survient alors que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) vient de hausser sa mise dans la multinationale, qu’elle qualifie d’« entreprise québécoise de premier plan ».
À l’exception du chef de la direction financière Maxime Therrien (Québec), les autres patrons les mieux payés du transformateur laitier sont en voie d’être établis aux États-Unis. Cela inclut le nouveau grand patron Carl Colizza, qui a pris la relève de Lino Saputo fils – qui demeure président exécutif du conseil d’administration – le 9 août dernier.
Responsable des ressources humaines, Gaétane Wagner, dont le départ à la retraite a été annoncé au printemps dernier, habite au Québec même si elle possède un pied-à-terre en Floride, selon le registre foncier de Miami. Celle qui la remplacera, Isabelle Tisseur, habite déjà Fort Lauderdale.
L’enracinement des cadres supérieurs de Saputo à son antenne floridienne avait été mis en lumière par La Presse à l’automne 20221. La tendance se poursuit.
La multinationale québécoise s’est retrouvée dans l’actualité plus tôt cette semaine lorsque Frank Saputo, le frère aîné de Lino Saputo – l’architecte de l’entreprise familiale –, a vendu presque toutes les actions du transformateur laitier qu’il détenait.
La CDPQ a mis 378 millions sur la table pour lui racheter 13,5 millions de titres, ce qui fait grimper sa participation dans Saputo à 4,5 %. Le bas de laine des Québécois en a-t-il profité pour exiger des garanties sur le lieu de résidence des grands patrons de Saputo ?
« Nous n’avons pas de clause étant donné la nature de la transaction [gré à gré sur les marchés secondaires], mais l’entreprise et son équipe savent toute l’importance que nous accordons à la présence au Québec et au maintien de ses activités ici », a indiqué la Caisse, dans un courriel.
En d’autres termes, la CDPQ dit ne pas avoir été en mesure d’imposer ses volontés à Saputo étant donné qu’elle rachetait la participation d’un actionnaire plutôt que des actions directement auprès de l’entreprise.
[...]
Pour François Dauphin, directeur de l’Institut sur la gouvernance d’organisations publiques et privées (IGOPP), il aurait été difficile pour la Caisse d’imposer des conditions dans le cadre de la transaction récemment conclue. Cependant, avec une participation qui frôle les 5 %, le gestionnaire de régimes de retraite a les coudées franches pour intervenir s’il devait juger la situation problématique à propos du lieu de résidence des patrons de Saputo, ajoute le spécialiste.
« Avec près de 5 %, on commence à avoir de l’influence », dit M. Dauphin.
La question des sièges sociaux s’est réinvitée dans le débat public depuis la vente du spécialiste des trains d’atterrissage Héroux-Devtek à des intérêts américains en juillet dernier.
« Cela reste une priorité pour moi de garder nos sièges sociaux québécois et de les développer », avait lancé le premier ministre François Legault, le 24 juillet, au moment où il confirmait une réinjection dans le programme A220 d’Airbus, à Mirabel.
Dans le cas de Saputo, il ne s’agit pas d’un changement de propriétaire, mais d’un déplacement des postes décisionnels. Mercredi, le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie n’avait pas commenté les constats de La Presse concernant la haute direction de Saputo.
Lire la suite [1]

[1] https://igopp.org/wp-content/uploads/2024/10/La-migration-floridienne-de-Saputo_La-Presse_Septembre-2024.pdf]]></content>
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		<title>Vente d’Héroux-Devtek : « le symptôme d’un mal beaucoup plus profond »</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jul 2024 19:44:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un autre fleuron québécois passera aux mains d’intérêts américains à la suite de l’accord conclu cette semaine entre les dirigeants de l’entreprise aérospatiale Héroux-Devtek et la société d’investissement Platinum Equity. Derrière cette transaction, des experts perçoivent des maux bien réels liés notamment à l’efficacité des marchés publics. Cette transaction, c’est le symptôme d’un mal beaucoup plus profond. [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Un autre fleuron québécois passera aux mains d’intérêts américains à la suite de l’accord conclu cette semaine [1] entre les dirigeants de l’entreprise aérospatiale Héroux-Devtek et la société d’investissement Platinum Equity. Derrière cette transaction, des experts perçoivent des maux bien réels liés notamment à l’efficacité des marchés publics.
Cette transaction, c’est le symptôme d’un mal beaucoup plus profond. On semble avoir atteint un certain point de bascule en termes d’inefficacité de nos marchés publics, a lancé François Dauphin, président-directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, en entrevue à l’émission Les faits d’abord [2].
Héroux-Devtek est basée à Longueuil. Au fil des ans, cette entreprise est devenue un leader de l’industrie aérospatiale canadienne et le troisième fabricant mondial de trains d'atterrissage. Parmi ses principaux actionnaires, il compte la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et le Fonds de solidarité de la FTQ.
Autrefois, faire son entrée en Bourse constituait un rêve pour un entrepreneur. C’était une sorte de consécration pour la société qu’il avait créée. C’était un moyen d’assurer le financement de la croissance, de rendre les actions plus liquides, d’établir sa réputation et de développer son image de marque, a expliqué M. Dauphin.




Aujourd’hui, même si tous ces avantages sont présents, ils sont en bonne partie occultés par des inconvénients et des risques bien réels, a-t-il ajouté.
Il a entre autres évoqué les fortes pressions pour obtenir des résultats à court terme, les obligations de divulgation trimestrielle ainsi que l’obligation de maintenir le dialogue avec des actionnaires institutionnels et de répondre à leurs exigences.
Le fait d’être une société publique ajoute des risques considérables, sans compter qu’une action comme celle d'Héroux-Devtek peut se transiger à une valeur bien inférieure à la valorisation attendue. Des capitaux privés, comme la firme Platinum Equity, saisissent ces occasions-là, qui sont beaucoup créées par l’[inefficacité]. C’est ce qui a incité plusieurs de nos sociétés à se privatiser récemment. (Une citation de François Dauphin, président-directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques)
M. Dauphin estime que la décision de vendre était consensuelle et peut-être même souhaitée par la direction d'Héroux-Devtek afin de pouvoir opérer de façon privée et de soutenir la croissance en ayant accès à des capitaux plus directement.
Une question d’intérêt national

[...]
Ils ont toute la matière pour traduire Boeing au pénal, a indiqué M. Ebrahimi. Mais on a choisi de ne pas le faire, car Boeing est un élément stratégique pour l’économie américaine. Dans le tissu aéronautique américain, on a décidé que Boeing jouait un rôle [trop] important. Héroux-Devtek joue ce rôle-là ici.
Même s’il y a plusieurs entreprises spécialisées dans l’aéronautique au Québec, bon nombre d'entre elles sont détenues par des intérêts étrangers, fait remarquer M. Ebrahimi, qui donne l’exemple d’Airbus, de Pratt &#38; Whitney et de Bell Textron. Lorsque les actionnaires approuveront la décision de leur C. A., Héroux-Devtek s’ajoutera à cette liste.
Avec cette translation-là, on accepte d’être une économie de succursale. Autrement dit, le centre décisionnel et les éléments de gouvernance se font ailleurs, dit M. Ebrahimi.
[...]

François Dauphin se demande d’ailleurs combien de temps Platinum Equity restera actionnaire d'Héroux-Devtek.
Un fonds comme celui-là a des intérêts à plus ou moins moyen terme. [Il] a fait 450 acquisitions en une vingtaine d’années, mais son portefeuille est constitué d’environ 50 entreprises. Manifestement, il y a des ventes qui se font au fil des années, il y a un roulement, explique-t-il.
Les deux experts craignent que le changement de main finisse par affaiblir cette entreprise québécoise, qui s’est bâti une réputation enviable avec les années.
Le cas de Boeing nous l’a encore montré : quand on laisse la gestion d’entreprises de cette nature-là aux financiers et que c’est l'intérêt financier à court terme qui l’emporte, la logique d'ingénierie à long terme va s’affaiblir. C’est ça qui me fait peur. J’espère que ça n’arrivera pas avec Héroux-Devtek, conclut M. Ebrahimi.
Lire la suite [3]

[1] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2087343/heroux-devtek-vente-platinum-equity
[2] https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/les-faits-dabord/episodes/919364/rattrapage-du-13-juill-2024-sommet-de-lotan-a-washington-et-un-autre-fleuron-quebecois-vendu-a-une-compagnie-americaine
[3] https://igopp.org/wp-content/uploads/2024/07/Vente-d’Héroux-Devtek-_-«-le-symptôme-d’un-mal-beaucoup-plus-profond-»-_-Radio-Canada_Juillet-2024.pdf]]></content>
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		<title>Offre d’achat et sortie de Bourse: Héroux-Devtek dit oui aux Américains</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 18:25:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Accepter une offre d’achat étrangère pour quitter la Bourse. Héroux-Devtek, l’un des principaux acteurs de l’industrie aéronautique, est la plus récente entreprise québécoise à opter pour cette formule – une transaction qui surprend le gouvernement Legault et qui témoigne d’une tendance à la mode. En vertu d’une offre qui le valorise à 1,35 milliard, le spécialiste des [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Accepter une offre d’achat étrangère pour quitter la Bourse. Héroux-Devtek, l’un des principaux acteurs de l’industrie aéronautique, est la plus récente entreprise québécoise à opter pour cette formule – une transaction qui surprend le gouvernement Legault et qui témoigne d’une tendance à la mode.
En vertu d’une offre qui le valorise à 1,35 milliard, le spécialiste des trains d’atterrissage doit passer sous l’aile de Platinum Equity Advisors en mars 2025, moment où la clôture de la transaction est prévue. Pour l’entreprise établie à Longueuil, cela marquera la fin d’une aventure boursière de quatre décennies.
Cette décision de Héroux-Devtek témoigne d’un phénomène en hausse. Depuis 2023, au moins sept entreprises québécoises ont dit oui à une offre d’achat étrangère ou à une proposition leur permettant de se retirer de la Bourse. En contrepartie, l’unique introduction boursière québécoise sur une place d’envergure remonte à décembre dernier avec l’arrivée du fournisseur de logiciels d’aide à la conduite LeddarTech au NASDAQ.




« La tendance me préoccupe, laisse tomber le directeur de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP), François Dauphin, en commentant la décision prise par Héroux-Devtek. Si on veut développer de nouveaux acteurs ou en ajouter à Québec inc., nous avons besoin de ces compagnies en Bourse. »
Selon l’expert, la transaction impliquant Héroux-Devtek constitue un autre exemple de l’inefficacité des marchés à refléter la « pleine valeur d’une organisation », ce qui se reflète sur le cours de son action.
Par exemple, Héroux-Devtek vaut environ neuf fois son bénéfice d’exploitation ajusté, d’après sa plus récente présentation aux investisseurs. Ailleurs dans l’industrie, ce ratio atteint 14,6 fois. La disparité est importante.
« C’est fâchant d’émettre de nouvelles actions à 25 % d’escompte par rapport à la valeur réelle d’une compagnie quand on souhaite récolter de l’argent », souligne M. Dauphin.
« Ça me trottait dans la tête »
Le comité spécial mis en place par Héroux-Devtek, qui compte des géants de l’aéronautique comme Boeing, Airbus, Lockheed Martin, Embraer et Dassault parmi ses clients, a visiblement été influencé par cet élément. Selon une analyse réalisée par Desjardins Marchés des capitaux, la « juste valeur marchande » de l’action du fabricant se situe entre 28,50 $ et 33 $. Mercredi, à la veille de l’annonce, l’action avait clôturé à 25,32 $.
Platinum Equity propose 32,50 $ pour chacune des actions de Héroux-Devtek, ce qui constitue une prime de 28 %. Sur le parquet de Bay Street, jeudi, le titre de la société a clôturé à 30,98 $. La haute direction de l’entreprise, qui comprend notamment le président exécutif du conseil Gilles Labbé et le président et chef de la direction Martin Brassard, va conserver leurs actions. Les deux dirigeants détiennent 10,4 % des titres de Héroux-Devtek.
« Quand est-ce que le cours de l’action allait nous valoriser comme on le mérite, ça me trottait dans la tête, confie M. Brassard, dans un entretien téléphonique. Je ne suis pas capable de mettre le doigt sur la raison. En [fermant le capital] de la compagnie, on va pouvoir continuer à croître. »

Lire la suite [1]

[1] https://igopp.org/wp-content/uploads/2024/07/Offre-d’achat-et-sortie-de-Bourse-_-Héroux-Devtek-dit-oui-aux-Américains-_-La-Presse_Juillet-2024.pdf]]></content>
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		<title>Appel à une plus grande présence des caisses de retraite dans l’économie canadienne</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 21:03:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les gouvernements devraient forcer les caisses de retraite à ne pas faire seulement une fixation sur les rendements à court terme et à prêter plus attention au développement de l’économie canadienne tout entière, disent des voix issues des milieux d’affaires et des syndicats. « Les fonds de pension représentent environ 37 % de l’épargne institutionnelle au Canada, [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Les gouvernements devraient forcer les caisses de retraite à ne pas faire seulement une fixation sur les rendements à court terme et à prêter plus attention au développement de l’économie canadienne tout entière, disent des voix issues des milieux d’affaires et des syndicats.

« Les fonds de pension représentent environ 37 % de l’épargne institutionnelle au Canada, [soit] une taille comparable à celle des banques », ont rappelé mercredi un peu moins d’une centaine de gens d’affaires et de représentants de grandes centrales syndicales dans une lettre ouverte [1] à l’intention des ministres des Finances au Canada. Et alors qu’il leur était interdit jusque dans les années 1990 d’investir plus de 10 % de leurs avoirs à l’étranger, cette proportion s’est aujourd’hui inversée et ce n’est plus qu’environ 10 % des actifs des huit plus grandes caisses de retraite canadiennes qui ont investi dans des sociétés publiques et privées, l’immobilier ou des infrastructures au Canada.

« Cela n’a pas été fait par malveillance », a expliqué en entretien téléphonique au Devoir Daniel Brosseau, le président de la firme d’investissement Letko Brosseau et l’une des personnes à l’origine de la lettre ouverte signée entre autres par Pierre Karl Péladeau [2], Louis Audet, Andrew Molson, Laurent Beaudoin, Alain Bouchard et Jim Balsillie. C’est seulement que, dans un monde où l’on ne tient compte que des rendements, on ne cherchera pas à accorder trop de poids à une petite économie comme le Canada dans son portefeuille d’actifs.

[...]
L’exemple de la Caisse
L’idée est loin d’enchanter les principales intéressées, admet Daniel Brosseau, et elles l’ont bien fait savoir aux gouvernements qui pourraient être tentés de leur serrer la vis. La ministre des Finances, Chrystia Freeland, a toutefois indiqué cet automne qu’elle voulait trouver avec les caisses de retraite un moyen d’augmenter leurs investissements au Canada. « Je crois qu’elles ont surtout peur d’un retour à des règles avec des seuils comme par le passé. Mais ce ne serait pas nécessaire », dit le financier, qui propose, par exemple, que chaque investissement à l’étranger vienne avec l’obligation de garder une certaine somme en réserve, censée équivaloir au risque financier et à la perte de retombées économiques qu’il représente.

À la Caisse de dépôt et placement du Québec, on dit fournir déjà amplement sa part en vertu de son double mandat qui consiste à chercher les meilleurs rendements possibles pour ses déposants et à aider le développement économique du Québec. Depuis 2002, son exposition à l’économie canadienne est passée de 66 à 159 milliards sur un total de 434 milliards d’actifs (37 % de l’actif), rapporte la Caisse. Au Québec seulement, sa présence s’élevait à 88 milliards (20 % de l’actif), dont 70 milliards dans 550 entreprises.

À l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, on appuie la cause d’un plus grand investissement dans l’économie locale. Son président-directeur général, François Dauphin, note toutefois que tous les investissements ne s’équivalent pas. L’effet de levier économique n’est pas le même, par exemple, entre le simple rachat en Bourse d’actions canadiennes déjà en circulation et la participation à un premier appel public à l’épargne d’une entreprise en développement.

Ce qu’il y a de sûr, c’est que contribuer à garder le contrôle de ses propres entreprises se traduit généralement par leur meilleur développement à long terme, dit François Dauphin. « Je serais assez d’accord pour dire que la Caisse de dépôt et son double mandat sont un bon exemple à suivre. Mais on doit être honnête. Sur quoi tout le monde évalue-t-il sa performance chaque année ? Ses rendements. »

Lire la suite [3]

[1] https://www.ledevoir.com/opinion/idees/808467/attention-ministre-finances-canada-ministres-provinciaux-finances?utm_source=recirculation&#38;utm_medium=hyperlien&#38;utm_campaign=corps_texte
[2] https://www.ledevoir.com/pierre-karl-peladeau?utm_source=recirculation&#38;utm_medium=hyperlien&#38;utm_campaign=corps_texte
[3] https://igopp.org/wp-content/uploads/2024/03/Appel-%C3%A0-une-plus-grande-pr%C3%A9sence-des-caisses-de-retraite-dans-l%E2%80%99%C3%A9conomie-canadienne-_-Le-Devoir_Mars-2024.pdf]]></content>
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		<title>Lion Électrique licencie 10% de ses effectifs</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 22:14:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Malgré l’engouement pour l’électrification des transports, Lion Électrique fait face à des défis de liquidités, typiques d’une entreprise en croissance. Lundi, le constructeur d’autobus et de camions électriques basé à Saint-Jérôme a dû se résoudre à licencier 150 employés, soit environ 10 % de son effectif, pour limiter ses dépenses. Par voie de communiqué, le chef de la [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Malgré l’engouement pour l’électrification des transports, Lion Électrique [1] fait face à des défis de liquidités, typiques d’une entreprise en croissance. Lundi, le constructeur d’autobus et de camions électriques basé à Saint-Jérôme a dû se résoudre à licencier 150 employés, soit environ 10 % de son effectif, pour limiter ses dépenses.

Par voie de communiqué, le chef de la direction et fondateur de Lion Électrique, Marc Bédard, souligne que cette décision a été « très difficile à prendre », mais il estime que « cette initiative est la plus judicieuse pour [l’entreprise] à ce stade-ci ». Elle permettra de « diminuer sa structure de coûts et d’améliorer sa capacité à atteindre ses objectifs de rentabilité ».

Les employés touchés par l’annonce occupaient principalement des « fonctions de soutien à la production, de fabrication, de développement de produits et d’administration, au Canada et aux États-Unis », indique la compagnie, sans toutefois détailler quelle part exacte des employés licenciés travaillaient de chaque côté de la frontière.
Des pertes et une marge très faible
Cette vague de licenciements survient à un moment où l’entreprise affiche toujours des pertes d’exploitation, environ deux ans et demi après son entrée en Bourse.

Au début du mois de novembre, à l’occasion de la présentation des résultats financiers trimestriels de l’entreprise, Marc Bédard a réitéré sa volonté d’atteindre la rentabilité [2]. Mais il y a encore du chemin à faire. Au troisième trimestre, la compagnie a légèrement creusé sa perte nette par rapport à la même période il y a un an. Celle-ci est passée de 17,2 millions à 19,9 millions de dollars américains (de 23,4 à 27,1 millions de dollars canadiens).

« On est face à un problème assez typique d’une société qui est en croissance et qui est dans une crise de liquidités à court terme », observe François Dauphin, président-directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques.

« Sur une note positive, les ventes ont presque doublé d’une année à l’autre. Alors, la demande est présente. On ne double pas son chiffre d’affaires en un an si la demande n’est pas là ! Le problème, c’est que la marge brute demeure extrêmement faible », note-t-il. Et cela « ne suffit pas » pour couvrir les autres dépenses de l’entreprise, liées à ses charges administratives et financières.

[...]

« C’est probablement une sage décision de faire des ajustements au niveau des opérations », juge M. Dauphin. L’expert estime que la compagnie doit chercher à accroître sa marge bénéficiaire brute et à limiter ses « sorties de fonds le plus possible, en raison aussi de l’incertitude au niveau des taux [d’intérêt] », qui pèsent sur la dette.
Une action au plancher
[...]

En avril dernier [3], au moment de l’inauguration de l’usine de batteries de Lion Électrique à Mirabel, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, avait renouvelé sa confiance envers l’entreprise et sa direction, mais avait toutefois signalé son inquiétude par rapport au prix de l’action de l’entreprise.

« Il faut faire attention de ne pas perdre ces sociétés. Quand on voit des prix boursiers comme celui-là, ma crainte, c’est que nous soyons vulnérables [à une offre d’achat] », disait-il.

Marc Bédard avait reconnu avoir été courtisé, mais s’était montré déterminé à garder le siège social au Québec. « Quand il y a un raz de marée comme en ce moment, c’est toujours plus dangereux [de se faire acheter]. Moi, je contrôle quand même une bonne partie [des actions] et je ne vends pas », avait-il dit.

Quant au premier actionnaire, Power Corporation, M. Bédard soulignait : « Je ne veux pas parler pour eux, mais je pense que ça se passe bien. »

Lire la suite [4]

[1] https://www.ledevoir.com/motcle/lion-electrique?utm_source=recirculation&#38;utm_medium=hyperlien&#38;utm_campaign=corps_texte
[2] https://www.ledevoir.com/economie/801466/lion-repousse-production-minibus-scolaires-modele-camions?utm_source=recirculation&#38;utm_medium=hyperlien&#38;utm_campaign=corps_texte
[3] https://www.ledevoir.com/economie/789241/l-usine-de-batteries-de-lion-ouvre-ses-portes-a-mirabel?utm_source=recirculation&#38;utm_medium=hyperlien&#38;utm_campaign=corps_texte
[4] https://igopp.org/wp-content/uploads/2023/11/Le-Devoir_Lion-Électrique-licencie-10-de-son-effectif_Nomvebre-2023.pdf]]></content>
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		<title>Mise en vente de la Banque Laurentienne: Les patrons ne partiront pas les mains vides</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 15:24:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les hauts dirigeants de la Banque Laurentienne ne se retrouveront pas les mains vides si l’institution financière est vendue : ils se partageront 13 millions en indemnités de départ si on les remercie à la suite d’une transaction. À elle seule, la présidente et cheffe de la direction Rania Llewellyn, en poste depuis moins de trois ans, [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Les hauts dirigeants de la Banque Laurentienne ne se retrouveront pas les mains vides si l’institution financière est vendue : ils se partageront 13 millions en indemnités de départ si on les remercie à la suite d’une transaction.
À elle seule, la présidente et cheffe de la direction Rania Llewellyn, en poste depuis moins de trois ans, aura droit à près de 6 millions. Ces détails figurent dans la plus récente circulaire de sollicitation du prêteur québécois envoyée à ses actionnaires.
Les calculs ont été effectués en date du 31 octobre dernier. Les sommes pourraient être plus élevées en fonction du prix qui serait offert pour chaque action de la Laurentienne advenant la conclusion d’une entente – ce qui n’est pas une certitude à l’heure actuelle. Ce mécanisme prévoyant des indemnités de départ en cas de cessation d’emploi dans le cas d’un changement de contrôle est monnaie courante au sein des sociétés cotées en Bourse. Il permet d’offrir une certaine protection aux patrons dans l’éventualité où une offre hostile ou non sollicitée mènerait à une perte d’emploi.
L’exemple de la Laurentienne, qui a elle-même pris la décision de se mettre en vente, témoigne cependant des effets indésirables de ces indemnités, estime François Dauphin, directeur de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP).
« Habituellement, les comités de rémunération ne songent pas à cette option [une vente], dit-il. C’est une erreur. On est souvent trop généreux. »



C’est presque un incitatif à vendre dans certains cas. Il devrait y avoir une clause différente. Nous ne sommes pas dans un cas où [le processus] est involontaire. (François Dauphin, directeur de l’IGOPP)



Professeure à l’École nationale d’administration publique, Marie-Soleil Tremblay est moins sévère. Dans le contexte actuel, la banque doit être en mesure de conserver ses employés clés malgré l’incertitude, affirme-t-elle.
« On veut s’assurer de conserver une stabilité en cas de vente ou d’acquisition, explique l’experte. On veut qu’il y ait un alignement pour les actionnaires. On pourrait ne rien donner à personne, mais est-ce que cela serait au bénéfice de l’organisation ? »
À vendre
La septième banque en importance du pays en matière d’actif a annoncé, mardi dernier, qu’elle examinait ses « options stratégiques ». Dans les faits, elle a plutôt retenu les services de JPMorgan Chase pour se trouver un acquéreur, selon nos informations.
Des approches ont même déjà été tentées, notamment auprès d’institutions financières québécoises.
[...]
Même si la Laurentienne a commencé à frapper à différentes portes, les analystes qui suivent les activités du secteur financier se demandent qui, parmi les six grandes banques canadiennes, pourrait s’y intéresser. À La Presse, le professeur en stratégie à HEC Montréal Louis Hébert a déjà expliqué que les perspectives pour le siège social montréalais de la Laurentienne n’étaient pas reluisantes si c’est un acteur canadien qui met la main sur la banque québécoise.
« Si c’est une acquisition de consolidation d’un acteur canadien, c’est certain que le siège social va disparaître, relatait le spécialiste des fusions et acquisitions. On voudra réaliser des économies d’échelle et amoindrir les coûts de gestion. »
Lire la suite [1]

[1] https://igopp.org/wp-content/uploads/2023/07/Mise-en-vente-de-la-Banque-Laurentienne-_-Les-patrons-ne-partiront-pas-les-mains-vides-_-La-Presse_Juillet-2023.pdf]]></content>
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