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	<title>IGOPPPrivatisation de sociétés &#8211; IGOPP</title>
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		<title>Quels rôles pour les sociétés d’État dans le tissu économique du Québec?</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Sep 2018 01:42:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le récent feuilleton entourant le projet éolien Apuiat a permis, selon certains, d’illustrer au grand jour toute la profondeur de la relation qui unit le gouvernement à son producteur hydroélectrique, une proximité qui n’étonne personne. Mais qui souligne, une fois de plus, la place immense qu’occupent les sociétés d’État dans le tissu économique du Québec [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Le récent feuilleton entourant le projet éolien Apuiat a permis, selon certains, d’illustrer au grand jour toute la profondeur de la relation qui unit le gouvernement à son producteur hydroélectrique, une proximité qui n’étonne personne. Mais qui souligne, une fois de plus, la place immense qu’occupent les sociétés d’État dans le tissu économique du Québec et les finances publiques.

[ ... ]

« Le problème du Québec est un peu un problème de riches : les sociétés d’État sont rentables », dit Marcelin Joanis, professeur d’économie à Polytechnique Montréal et viceprésident à la recherche au CIRANO.

« Ça serait un autre dossier si on parlait de sociétés d’État déficitaires, à la VIA ou autre. Dans notre cas, ce sont des vaches à lait. La journée où on décide de les vendre, il y a un flux de revenu annuel qu’on perd. »

L’idée d’une privatisation complète ou partielle, une expérience que d’autres ont tentée même récemment (voir « Hydro One en Ontario »), semble avoir perdu de la vapeur au cours des dernières années, marquées par le retour des équilibres budgétaires.

D’autant plus que le sujet n’est pas simple, disent les experts, et que les trois grandes sociétés d’État qui rapportent ces dividendes évoluent dans des secteurs d’activité complètement différents les uns des autres.

Sans compter la difficulté à établir une valeur marchande. L’expert en gouvernance Yvan Allaire a tenté de faire le calcul en avril 2014. Sa conclusion : l’avoir des actionnaires d’Hydro-Québec pourrait valoir environ 30 milliards, avait-il écrit dans son blogue du journal Les Affaires.

[ ... ]

Avec la protection des sièges sociaux, un enjeu qui fait couler de l’encre depuis des décennies, la Caisse, comme actionnaire dans certains cas, a souvent été appelée à prendre des mesures pour éviter que des centres décisionnels perdent leur importance à la suite d’une vente à une société étrangère.

Au conseil de la Caisse, où Yvan Allaire a siégé de 2005 à 2009, la contribution de la Caisse à l’économie était « la sempiternelle question », dit-il. « Qu’est-ce que ça veut dire, et comment ? Et quelle est la contribution de la Caisse au développement économique ? Les réponses étaient multiples. Ce n’est jamais facile, mais pas impossible. »

Lire la suite [1]

[1] https://igopp.org/wp-content/uploads/2018/09/Quels-rôles-pour-les-sociétés-d’État-dans-le-tissu-économique-du-Québec_F.Desjardins_Le-Devoir_septembre-2018.pdf]]></content>
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		<title>Hydro One, modèle de privatisation ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2018 14:48:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La seule hypothèse permettant de justifier une telle privatisation partielle d’un actif public repose sur une démonstration qui n’est pas facile ni vraiment plausible. Les dirigeants et les membres du conseil d’administration d’Hydro One s’inquiètent à juste titre des résultats des élections ontariennes du 7 juin prochain. Cette société ontarienne équivalente d’Hydro-Québec a été partiellement [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[La seule hypothèse permettant de justifier une telle privatisation partielle d’un actif public repose sur une démonstration qui n’est pas facile ni vraiment plausible.

Les dirigeants et les membres du conseil d’administration d’Hydro One s’inquiètent à juste titre des résultats des élections ontariennes du 7 juin prochain.

Cette société ontarienne équivalente d’Hydro-Québec a été partiellement privatisée en novembre 2015, faisant du gouvernement ontarien un actionnaire minoritaire à hauteur de 47,4 % des votes.

Le candidat en avance, Doug Ford (conservateurs), s’est engagé à congédier le PDG et tout le conseil d’Hydro One. Pour sa part, la candidate du NPD Andrea Horwath, en montée dans les sondages, ne veut rien de moins que renationaliser Hydro One et baisser la facture de 30 %…

Au cours des deux dernières années, le gouvernement libéral de Kathleen Wynne a recueilli près de 7 milliards de la vente de 53 % des actions, cette somme devant servir à réduire la dette de l’Ontario et à investir dans la modernisation de ses infrastructures.

Maintenant et pour toujours, Hydro One devra verser près de 300 millions en dividendes aux actionnaires investisseurs externes, une somme qui augmentera au fur des augmentations des profits. En effet, Hydro One s’est donné comme politique de distribuer comme dividendes de 70 à 80 % de ses bénéfices.

Puis, comme l’entreprise n’est plus une société d’État, elle doit payer des impôts – environ 15 % des profits – notamment au gouvernement fédéral. La facture fiscale annuelle s’élève à environ 130 millions depuis 2016.

Tous les chefs de partis ontariens, incluant Mme Wynne, promettent aux électeurs une croissance beaucoup plus modérée des tarifs d’électricité en Ontario, ceux-ci ayant affiché la plus forte progression en Amérique du Nord.

Dans ses présentations aux investisseurs, la direction promet une croissance annuelle de 5 % de la base tarifaire pour la période 2018-2022. L’appui politique et réglementaire à une pareille hausse ne semble pas acquis ni même probable dans le contexte actuel.

Étant devenue une société avec actionnaires en majorité privés et listée à la Bourse de Toronto, Hydro One a calqué la rémunération des dirigeants sur ce qui se fait et se paie dans le secteur privé. C’est ainsi que le PDG reçoit une rémunération de 6,2 millions pour 2017, un montant « normal » pour le secteur privé, mais scandaleux pour une société dont le gouvernement ontarien détient 47,4 % des votes. (C’est huit fois le salaire payé l’an dernier au PDG d’Hydro-Québec.)

Société cotée en Bourse dont les dirigeants sont payés surtout en actions et bientôt en options sur le titre, Hydro One doit convaincre les marchés financiers de ses perspectives de croissance des revenus et des bénéfices par action. Une recette éprouvée pour atteindre cet objectif à court terme consiste en des acquisitions.

Voulant devenir, selon l’expression de M. Schmidt, le PDG d’Hydro One, « le principal service public d’Amérique du Nord », la société a convenu, en juillet dernier, de payer 6,7 milliards pour l’entreprise Avista Corp dont les actifs sont répartis dans au moins quatre États américains du Nord-Ouest (dont l’Alaska) et dans une demi-douzaine de formes d’énergie.

Cependant les marchés financiers demeurent inquiets de l’impact de cette transaction, mais la direction saura-t-elle les convaincre que cette acquisition va favoriser le bénéfice par action d’Hydro One ? L’action de l’entreprise émise autour de 22 $ fut bien accueillie au début, avec un pic de 26 $, mais à partir du début de 2016, le titre n’a cessé de reculer, et a glissé la semaine dernière sous le plancher des 19 $.

Une société hybride comme Hydro One ne doit jamais oublier que les gouvernements, encore actionnaires importants, sont responsables devant les consommateurs et que ceux-ci sont très réticents à assumer des hausses tarifaires provenant de l’exploitation privée d’actifs dont ils ont la profonde conviction qu’ils leur appartiennent.

La seule hypothèse permettant de justifier une telle privatisation partielle d’un actif public repose sur une démonstration qui n’est pas facile ni vraiment plausible : la société partiellement privatisée deviendra beaucoup plus efficace et efficiente que sous l’ancien régime, de telle sorte qu’elle pourra offrir une réduction (ou du moins une stabilité) des tarifs à sa clientèle, tout en satisfaisant aux attentes de ses actionnaires par une augmentation des dividendes (et sans encourir de problèmes syndicaux en conséquence du resserrement de tous les frais d’exploitation). Hydro Ontario est bien loin d’avoir fait cette démonstration.

&#160;

Les opinions exprimées dans ce texte n’engagent que les auteurs.
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		<title>Dans l&#8217;intérêt de tous&#8230; ou presque</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jun 2017 16:04:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Alcool, énergie, loterie, aéroports… Les monopoles d’État ont-ils encore leur place au Canada? En occupent-ils une trop grande? Tour d’horizon d’un système qui coûte cher à certains, mais rapporte gros à d’autres. Si certains pays, comme l’Australie, ont privatisé plusieurs sociétés d’État, les entreprises de cette nature occupent néanmoins une place grandissante dans l’économie mondiale [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Alcool, énergie, loterie, aéroports… Les monopoles d’État ont-ils encore leur place au Canada? En occupent-ils une trop grande? Tour d’horizon d’un système qui coûte cher à certains, mais rapporte gros à d’autres.

Si certains pays, comme l’Australie, ont privatisé plusieurs sociétés d’État, les entreprises de cette nature occupent néanmoins une place grandissante dans l’économie mondiale : 22 % des principales sociétés de la planète sont contrôlées par les pouvoirs publics. Une proportion qui n’a jamais été aussi forte, depuis des décennies, indique une étude [1] de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée fin 2016. Au Canada, des voix s’élèvent pour réclamer la privatisation de géantes comme Postes Canada, la LCBO ou Hydro-Québec. Vues par certains comme des vestiges d’une époque révolue, des formes d’interventionnisme pertinentes du temps où le pays était moins peuplé, moins organisé, elles n’auraient plus de raison d’être, dynamique de marché et technologies actuelles obligent. Mais les Canadiens gagneraient-ils au jeu de la privatisation?

[ ... ]

La société d’État doit-elle d’abord servir la collectivité ou générer des profits? Le flou règne. Même le conseil d’administration ne connaît pas toujours bien son mandat ni sa mission, encore moins quand l’industrie et le marché évoluent. « La loi qui encadre la société d’État peut dater de dix ans, alors qu’elle devrait être revue périodiquement », déplore aussi Yvan Allaire, président exécutif du conseil d’administration de l’Institut sur la gouvernance (IGOPP).

Lire la suite [2]

[1] http://www.oecd.org/fr/concurrence/state-owned-enterprises-as-global-competitors-9789264262096-en.htm
[2] https://www.cpacanada.ca/fr/connexion-et-nouvelles/cpa-magazine/articles/2017/mai/dans-linteret-de-tous-ou-presque]]></content>
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		<title>Nouvelle étude sur les retombées des comportements activistes &#124; Bebchuck</title>
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		<pubDate>Tue, 30 May 2017 14:53:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les administrateurs de sociétés doivent être beaucoup plus informés des conséquences que les fonds activistes peuvent avoir sur la conduite des entreprises publiques (cotées). Il plane un air de mystère, et un certain mutisme, sur la nature des opérations et sur les objectifs poursuivis par les investisseurs activistes. Pourtant, même si le phénomène est de [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[Les administrateurs de sociétés doivent être beaucoup plus informés des conséquences que les fonds activistes peuvent avoir sur la conduite des entreprises publiques (cotées). Il plane un air de mystère, et un certain mutisme, sur la nature des opérations et sur les objectifs poursuivis par les investisseurs activistes.

Pourtant, même si le phénomène est de plus en plus répandu, on constate un manque flagrant de formation des administrateurs de sociétés sur les types d’arrangements recherchés par les activistes. Les pionniers de la recherche dans ce domaine, Lucian Bebchuk et ses collègues, viennent de publier un billet sur le site de Harvard Law School Forum on Corporate Governance, qui fait la lumière sur le comportement des investisseurs activistes.

[ ... ]

L’étude indique que les modifications à la constitution du CA mènent souvent :

a) au remplacement du PDG (CEO) ;

b) à des paiements accrus aux actionnaires ;

c) à une plus forte probabilité de vente ou de privatisation de l’entreprise.

[ ... ]

Je suis personnellement convaincu que certaines conséquences non anticipées se produisent et que cette étude doit être mise en relation avec d’autres recherches, notamment celles du professeur Yvan Allaire.

Lire la suite [1]

[1] https://jacquesgrisegouvernance.com/2017/05/30/nouvelle-etude-sur-les-retombees-des-comportements-activistes-bebchuk/]]></content>
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		<title>La commission Robillard et la SAQ</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2015 15:24:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Commission Robillard aboutit à des recommandations « radicales » sur la gestion de la SAQ et son « monopole » sur la base d’analyses d’une incroyable légèreté. « La commission, écrit-on, a procédé à une analyse de l’efficience du modèle retenu au Québec, par rapport au modèle présent dans les autres juridictions canadiennes et [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[La Commission Robillard aboutit à des recommandations « radicales » sur la gestion de la SAQ et son « monopole » sur la base d’analyses d’une incroyable légèreté.

« La commission, écrit-on, a procédé à une analyse de l’efficience du modèle retenu au Québec, par rapport au modèle présent dans les autres juridictions canadiennes et quelques États américains ».

Or, cette analyse semble s’être limitée à colliger quelques statistiques glanées ici et là dans les rapports annuels de sociétés responsables de la vente et de la distribution d’alcool. Sur cette base fragile, la Commission conclut que la SAQ souffre d’une gestion inefficace et que le trésor québécois perd vraisemblablement des sommes importantes en conséquence de cette inefficacité.

Rappelons-le, l’évaluation comparative de la performance de sociétés, ce que l’on appelle étalonnage ou en anglais « benchmarking », se révèle toujours une tâche difficile et souvent peu concluante. Tous les experts-conseil qui ont mené de telles opérations savent à quel point il est ardu d’en tirer des conclusions péremptoires. Il est irresponsable pour une commission gouvernementale de porter un jugement lourd de conséquence sur la foi de données friables et contestables.

Peut-on améliorer l’efficacité de la SAQ ? Probablement, comme c’est le cas de toute entreprise, aussi privée fût-elle. Il est toujours possible de mieux faire (sauf peut-être chez Amazon.com !) et cette quête n’est jamais terminée, mais ce que la commission prétend mais ne démontre pas, c’est que la gestion de la SAQ est moins efficace que d’autres sociétés ayant la même mission, le même profil de clientèle et les mêmes obligations.

Prenons une seule donnée mais une qui compte. Le système albertain, entièrement privatisé, a produit des revenus pour le gouvernement albertain de 766 millions $ en 2015 par comparaison à 405 millions $ au moment de sa privatisation en 1993. Donc en plus de 20 ans les rentrées de fonds pour le gouvernement albertain n’ont même pas doublé.

Or en dix ans, de 2005 à 2015, la SAQ a quasiment doublé le dividende versé au gouvernement québécois.

Mais où le jupon idéologique de la commission dépasse vraiment, c’est lorsqu’elle nous propose le mantra de la concurrence comme solution et gage de tous les bienfaits.

La commission propose donc au gouvernement de libéraliser le commerce des vins et spiritueux, en mettant fin au monopole actuel de la SAQ et en ouvrant ainsi la porte à la concurrence.

Une telle libéralisation profiterait directement aux consommateurs. Elle favoriserait le développement de la vente des produits, grâce à la concurrence et à la réduction des prix qui en résulteraient.
Il reviendrait à la SAQ – dont le statut public serait maintenu – de relever le défi et de mettre en œuvre des stratégies appropriées pour profiter de ses atouts et s’adapter au nouveau contexte. (p.38)

Or, l’histoire économique est claire. Chaque fois qu’un monopole d’État est soumis à la concurrence, les entreprises privées que cela suscite choisissent de desservir seulement les segments de marché les plus lucratifs, laissant au monopole d’État la responsabilité coûteuse de servir les marchés moins rentables, voire déficitaires. (Ce qu’on appelle en anglais le « cherry picking »). En conséquence évidente, la rentabilité du monopole d’État se détériore graduellement. Dans le cas de la SAQ, le résultat net serait une perte de son pouvoir d’achat ce qui influencerait à la hausse les prix que la société peut obtenir de ses fournisseurs. Ce phénomène de « cherry-picking » est bien connu et fut observé dans le service postal, le transport de petits colis, la téléphonie, le transport aérien et autres secteurs.

Si l’on souhaite vraiment ouvrir le marché de la vente des vins et spiritueux à la concurrence, alors il conviendrait d’exempter la SAQ de toute responsabilité qui n’est pas imposée aux entreprises privées, par exemple de desservir adéquatement tout le territoire québécois avec des produits vendus au même prix partout au Québec.

Avec un commerce du vin et des spiritueux ainsi « libéralisé », la SAQ pourrait concurrencer à armes égales. En fait, étant donné l’immense pouvoir d’achat de la SAQ, il est probable que les concurrents putatifs auraient tôt fait d’accuser la SAQ d’abuser de sa position dominante!

En somme, la commission Robillard formule des recommandations « radicales » inspirées bien plus par une sorte d’idéologie néo-libérale que par une analyse sobre et persuasive.

Les opinions exprimées dans ce texte n’engagent que les auteurs.
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		<title>Alcan et le rôle des sociétés d’État</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2015 14:24:48 +0000</pubDate>
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		<content><![CDATA[Est-ce que le siège social d'Alcan à Montréal est encore un véritable centre de décisions ? Jusqu'à quel point Rio Tinto doit respecter les ententes conclues en 2007 avec l'État lors de l'acquisition d'Alcan? Le gouvernement Couillard en fait-il assez pour protéger les sièges sociaux du Québec ?

Faut-il envisager la privatisation de certaines sociétés d'État ou d'activités comme les casinos ? Qu'est-ce que le Québec pourrait gagner ou perdre en privatisant des sociétés publiques ?

Le président exécutif du conseil d'administration de l'IGOPP et l'expert en gouvernance Yvan Allaire était avec Gérald Fillion à RDI économie.

 [1]

[1] http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7286795]]></content>
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		<title>Porte ouverte à la privatisation?</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2015 14:12:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[[ … ] « Dans l’éventualité où l’examen des programmes, des processus et des structures ne permettrait pas de dégager les sommes requises en matière de contrôle des dépenses, le gouvernement n’aurait pas d’autres choix, en l’absence de hausses d’impôt, que d’envisager de vendre des actifs. Les revenus touchés par la vente de ces actifs [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[[ … ]

« Dans l’éventualité où l’examen des programmes, des processus et des structures ne permettrait pas de dégager les sommes requises en matière de contrôle des dépenses, le gouvernement n’aurait pas d’autres choix, en l’absence de hausses d’impôt, que d’envisager de vendre des actifs. Les revenus touchés par la vente de ces actifs seraient nécessairement versés au Fonds des générations. La vente des actifs permettrait donc de réduire la dette. À titre d’exemple, le gouvernement pourrait songer à ouvrir jusqu’à 10 % du capital de la Société des alcools du Québec ou d’Hydro-Québec aux Québécois. »

Le gouvernement n’a jamais exprimé clairement une intention de privatisation. Mais si on veut faire cheminer une telle idée, disons que c’est probablement de cette façon qu’on pourrait s’y prendre.

Cela dit, faut-il le rappeler, vendre une partie d’un actif, c’est encaisser un montant qui viendrait réduire la dette du Québec sur le moment, mais qui viendrait réduire aussi l’apport financier de la société d’État visée dans les finances publiques du gouvernement. Si Québec vendait 10 % d’Hydro-Québec, ce sont peut-être 7,5 milliards de dollars que l’État empocherait si on se fie à l’évaluation totale qu’en a fait Yvan Allaire en 2014, soit 75 milliards de dollars au total. "

Lire la suite [1]

[1] http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2015/05/11/porte-ouverte-a-la-privatisation/]]></content>
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		<title>Mauvais temps pour brader</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2014 18:54:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[[ &#8230; ] &#171;&#160;D’un point de vue strictement comptable ou financier, la privatisation partielle d’Hydro-Québec et celle de la SAQ trouvent difficilement une justification. Si l’on retient la proposition d’une privatisation partielle équivalant à 10 % du capital pour éviter d’autres contraintes fiscales, l’actif vendu ne viendra réduire que marginalement la dette publique que l’État [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[[ ... ]

"D’un point de vue strictement comptable ou financier, la privatisation partielle d’Hydro-Québec et celle de la SAQ trouvent difficilement une justification. Si l’on retient la proposition d’une privatisation partielle équivalant à 10 % du capital pour éviter d’autres contraintes fiscales, l’actif vendu ne viendra réduire que marginalement la dette publique que l’État finance sur les marchés à un taux historiquement bas de moins de 4 %, en moyenne. Dans la colonne des revenus, le gouvernement se priverait d’un dividende annuel aussi important que régulier. L’an dernier, le dividende d’Hydro a été de 2,2 milliards et celui de la SAQ, de quelque 1 milliard. Si l’on y applique le pourcentage, on parle d’un dividende atteignant 320 millions, appelé à croître au fil des ans, qui serait refilé à une autre partie prenante, probablement en franchise d’impôt.

Certains analystes ont tenté d’accoler une valeur marchande à Hydro et à la SAQ. Yvan Allaire, président exécutif de l’Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées, a estimé la valeur marchande de l’avoir des actionnaires d’Hydro à 30 milliards et celle de la SAQ, à 20 milliards. En vendant 10 %, le gouvernement obtiendrait 5 milliards. Il perdrait ainsi un rendement de 6,5 % pour sauver un taux d’intérêt de moins de 4 %. Pourquoi brader un actif de qualité, dans une conjoncture défavorable à une telle vente, alors que le Québec jouit (encore) d’une bonne cote et qu’il peut emprunter à moindre coût ? »

Lire la suite [1]

[1] http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/406996/perspectives-mauvais-temps-pour-brader]]></content>
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		<title>Combien valent nos sociétés d’État?</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2014 18:56:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[mlamnini]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’IGOPP dans les médias]]></category>
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		<description><![CDATA[[ &#8230; ] &#171;&#160;Yvan Allaire, le président exécutif de l’Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques (IGOPP), a réalisé une analyse pour son blogue du site lesaffaires.com. Il estime pour sa part qu’Hydro-Québec vaut 30 milliards $, au net. Pour fixer ce prix, M. Allaire a comparé Hydro à des sociétés américaines transigées [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA[[ ... ]

"Yvan Allaire, le président exécutif de l’Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques (IGOPP), a réalisé une analyse pour son blogue du site lesaffaires.com. Il estime pour sa part qu’Hydro-Québec vaut 30 milliards $, au net.

Pour fixer ce prix, M. Allaire a comparé Hydro à des sociétés américaines transigées en Bourse. Comme la valeur de ces compagnies représentait neuf fois leurs bénéfices avant intérêts, impôts et amortissements, il a appliqué la règle à la société d’État. Résultat. Hydro vaut 75 milliards $ avant la soustraction de ses dettes de 44 milliards $. Vendre 10 % de la compagnie rapporterait donc environ 3 milliards $ aux Québécois.

Pour ce qui est de la SAQ, M. Allaire chiffre sa valeur à 20 milliards $, tenant compte qu’il s’agit d’un monopole et qu’elle enregistre des profits d’environ 1 milliard $ par an. L’État toucherait donc 2 milliards $ en cédant 10 % » ...

Lire la suite [1]

[1] http://www.journaldemontreal.com/2014/04/30/combien-valent-nos-societes-detat]]></content>
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		<title>Internationaliser nos sociétés d’État ?</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2014 18:18:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[mlamnini]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[IGOPP dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[L’IGOPP dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Organismes publics]]></category>
		<category><![CDATA[Privatisation de sociétés]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Les professeurs Luc Godbout et Claude Montmarquette ont évoqué, la semaine dernière, une idée audacieuse : privatiser 10 % d’Hydro-Québec et de la Société des alcools du Québec (SAQ), en dernier recours pour renflouer les coffres de l’État. Sur le fond, je ne vois pas beaucoup de raisons en faveur du contrôle, par l’État, d’un [&#8230;]]]></description>
		<content><![CDATA["Les professeurs Luc Godbout et Claude Montmarquette ont évoqué, la semaine dernière, une idée audacieuse : privatiser 10 % d’Hydro-Québec et de la Société des alcools du Québec (SAQ), en dernier recours pour renflouer les coffres de l’État.

Sur le fond, je ne vois pas beaucoup de raisons en faveur du contrôle, par l’État, d’un réseau de commerce au détail. Il y a des raisons historiques et sociales qui ont conduit à la création et à la mise sur pied de la SAQ, mais le seul argument qui tienne encore la route, selon moi, c’est que c’est payant et que l’État a besoin d’argent.

Hydro-Québec est un puissant symbole depuis sa création, en 1944, par Adélard Godbout. C’est une immense vache à lait, et, on l’a bien vu, elle est aussi utilisée comme un outil de développement économique.

Un débat sur la nationalisation totale de ces deux sociétés serait passionnel et saperait toutes les énergies du nouveau gouvernement. Il faut choisir ses priorités, et je pense que l’assainissement des finances publiques est, en soi, un immense projet.

Pourrait-on néanmoins envisager la vente d’une petite portion de 10 % de ces sociétés ? N’aurait-on pas les avantages de l’ouverture au capital (discipline, plus grand souci de la performance aux dépens des commandes politiques, etc.) tout en encaissant quelques milliards ?

Yvan Allaire estime que de telles transactions ne seraient pas si payantes et priveraient l’État d’une partie de ses dividendes annuels. Si je résume à ma manière : la perte de revenus de dividendes serait plus élevée que les paiements d’intérêts épargnés par la vente de 10 % du capital. »...

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[1] http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/internationaliser-nos-societes-detat/]]></content>
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